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La France ne boycottera pas la Coupe du monde de football, comme l’a annoncé la ministre des Sports, Marina Ferrari, dans le contexte des États-Unis.

Les enjeux autour de la prochaine Coupe du monde de football 2026, qui se déroule pour la première fois dans trois pays (États-Unis, Mexique, Canada), sont vifs, la ministre des Sports, Marina Ferrari, ayant officiellement déclaré que l’équipe de France ne boycottera pas l’événement malgré des appels de personnalités politiques et la colère sourde des supporters, ce qui fait sens dans un monde de plus en plus politisé autour du plus grand événement de football du monde.

Ce sujet a gagné une certaine ampleur après que le média Roya News a rapporté une annulation massive de billets, 17 000 supporters ayant renoncé, en une nuit, à assister aux matchs de la Coupe du monde. À la suite de cette décision de boycotter le tournoi, les révélations sur les politiques étrangères des États-Unis, notamment sous l’ère Trump qui ont indigné à maints égards nos parlementaires au sein de l’hémicycle. Le député de la France insoumise Éric Coquerel a même proposé que la Coupe du monde de football soit exclusivement accueillie par le Mexique et le Canada, faisant le reproche aux États-Unis d’avoir une attitude plutôt militante avec leurs voisins tout en méprisant le droit international.

Mais pour le ministère en charge, la position officielle ne bouge pas de l’une iota. Dans une interview accordée à RMC Sport, Marina Ferrari a déclaré :

« À ce stade, il n’y a aucune volonté de boycott de la part de notre ministère pour cette grande compétition. Mais je ne suis pas en mesure de porter un jugement sur le futur. »

La ministre a en outre insisté sur le besoin de détacher le sport de toute forme de politique :

“J’ai entendu des prises de position en provenance de certains bords politiques. Je souligne qu’il convient de séparer le sport et les compétitions de la politique dans le cadre de la compétition dans le sport universel, au moment où la Coupe du Monde des hommes de football représente un moment essentiel dans le cœur de tous les amateurs de sport ».

Politique et sport : où tracer une frontière ?

Le président de la Fédération française de football : « La politique ne doit pas se mêler au sport » face aux appels au boycott de la Coupe du monde – m.elbotola.com

La question légitime de la possibilité d’un boycott politique des compétitions sportives ne date pas d’hier dans l’univers du football. La plupart des pages de l’histoire du sport ont été marquées par des refus, de pays de participer aux grandes compétitions. Les mouvements de boycott ont suffisamment souvent créé des controverses pour avoir divisé, le plus souvent, supporters et athlètes. Concernant la Coupe du monde 2026, la problématique est d’autant plus délicate que le tournoi aura lieu, pour la première fois, dans trois pays, et que la principale partie des matchs (78 sur 104, dont les demi-finales et la finale) se disputera aux États-Unis.

Pour la France, qui se place parmi les références mondiales en football et récente vice-championne du monde, sa participation ne saurait donc être seulement sportive, elle serait aussi symbolique et refuser le Mondial serait ainsi désastreux en détruisant l’image de l’équipe tout en privant des millions de supporters d’une fête du foot tant espérée. En outre, ce type de décision pourrait engendrer des tensions au sein des instances sportives internationales et modifier l’équilibre des forces dans le football international.

Contexte et avenir

Nouveau gouvernement : qui est Marina Ferrari, nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative ? – leparisien.fr

La Coupe du monde de football 2026 pourrait être la plus étendue de l’histoire : pour la première fois, 48 équipes sont engagées pour les 104 matchs de la phase finale. Pour certaines sélections, dont la France, il s’agit d’une opportunité de participer à la lutte pour le titre, tout en cherchant à améliorer leur position conformément à leur statut dans le football mondial. Malgré des tensions politiques, la majorité des fédérations nationales, à ce jour, n’a pas exprimé d’intention de boycotter le tournoi, la FIFA appelant, traditionnellement, à la neutralité et à l’unité autour du sport.

Ainsi, malgré les tensions politiques et les appels au boycott, la France affirme sa volonté de participer à la Coupe du monde. Espérons que le football, comme par le passé, saura rassembler des millions d’individus à l’échelle planétaire et que les véritables héros du tournoi resteront les joueurs, plutôt que les responsables politiques.

Quand et où se déroulera la Coupe du monde 2026

La FIFA étend à nouveau la Coupe du monde masculine 2026 pour créer un programme de 104 matchs – heglobeandmail.com

Rappelons que la Coupe du monde de football sera programmée à partir du 11 et jusqu’au 19 juillet 2026. La majorité des matchs, en particulier ceux des phases finales, se dérouleront dans des stades situés aux États-Unis, et dans plusieurs villes mexicaines et canadiennes. Le tournoi s’annonce d’ores et déjà record quant à ses participants, mais également à son audience, et pourrait devenir l’événement le plus commenté de l’histoire du sport planétaire.

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Yamal a émerveillé le FC Barcelone. Il a embelli la cible d’un tir plongeant.

Sur sa 100e passe décisive en carrière, lors de ce match contre Oviedo, Lamine marque.

Le Real Madrid a battu Villarreal hier et a temporairement pris la tête du classement. Pour le retrouver au premier plan, le FC Barcelone se devait de battre la lanterne rouge de la Liga, qui en 20 journées avait seulement marqué 11 points. Alors qu’en 21 journées, il n’en est toujours qu’à 11 arrêts. Mais le nombre des buts pris, lui, avait bien crû. Même si le prétendant ne s’est jusqu’à présent que peu reconnu en second temps.

FC Barcelona 3-0 Oviedo: Perfect storm  – fcbarcelona.com

Cancelo titularisé pour la première fois depuis son retour en Catalogne. Les réalisateurs espagnols à l’origine de la retransmission, s’y prenant mal, présentent non les compositions mais une silhouette noire mozambicaine de ce Portugais (proche du style des jeux vidéo anciens, comme si ce personnage n’était pas à ce moment-là débloqué en jouant), sur un flanc gauche inhabituel pour lui, le flanc droit étant lui occupé par Eric Garcia puisque Koundé est absent. Suivant les blessures et les non disponibilités de Pedri et Ferran, Casadó et Lewandowski jouent.

Three takeaways from Barcelona 3-0 Real Oviedo | La Liga MD21 –  barcauniversal.com

Oviedo commence avec une énorme intensité qui met le Barça en difficulté avec un pressing très haut, beaucoup de duels ayant déjà été engagés amenant Martin a récolté un carton. Vingt minutes, les deux équipes à 9 fautes et 17 à la pause. Tandis que les occasions dangereuses se font rares. Il aurait été agréable de prévenir les amateurs de paris sur la ligne de total de buts avant de nous plonger dans le vif du sujet avec un total pourtant faible de 0,1 but attendu cumulé disponible après près d’un tiers de la rencontre.

De l’absence d’idées dans un milieu où Pedri, Barcelone, aurait sans doute mieux valu de ne pas être sur le terrain, le Barça a souffert horriblement de difficultés créatives s’avérant à la pause telles qu’il n’a fallu compter que le temps additionnel en fin de période pour qu’on ait au moins sur une tête envoyée par Raphinha, d’une volée au premier poteau, une occasion réellement cadrée a permis à Escandell de faire le nécessaire. Et encore les ailes, offensives aussi, ne l’étaient guère.

El Real Oviedo está en buenas manos – nekodeportes.com

Ce premier acte a eu son sommet avec l’arbitre Munuera faisant un peu flou quant à la procédure qu’il s’était fixé, quand Escandell tenait le ballon dans sa surface, le jugeant, l’arbitre, hors de sa surface !! Le gardien d’Oviedo, foudroyé par une telle erreur, a reçu un carton jaune. Au retour des vestiaires, Hans-Dieter Flick a effectué un remplacement en faisant entrer Koundé à la place de Martin, Garcia réintégrant l’axe de la défense. Rappelons que par la suite, tous les membres de l’équipe, sur le terrain, ont retrouvé leur bon niveau, car la véritable démonstration allait avoir début. Dès la 51e minute, le pressing fort a permis de débloquer le compteur. Juste devant sa surface, Yamal s’est intercalé opportunément pour astreindre Colombatto à une relance avortée. Raphinha a donc conduit cette relance mettant Lamine à tous les coups dans les conditions de faire un caviar pour la finition d’Olmo.

Escandell lidera el ranking de paradas en LaLiga: más del triple que Courtois – flashscore.es

Cinq minutes plus tard, il a fait tout seul. Costa remettant très mollement un ballon à Escandell fut opportunément intercepté par le Brésilien. En un face à face, au terme d’un lob majestueux, Oviedo se cisaille. Contre le Barça, on ne peut pas relancer aussi mal le ballon, dans sa propre zone. Raphinha Rafael Dias Belloli nous a donné ses impressions. Yamal, qui avait à cœur de marquer, a tenté sa chance. El chapas a combiné à deux avec Olmo, accéléra grâce à ses dribbles diablement efficaces pour écarter Colombatto avant de pénétrer dans la surface pour frapper enroulé au ras du poteau opposé. Mais Escandell a eu la bonne idée de se projeter devant son tir. Ce n’était pas vain pour autant puisque Lamine a finalement trouvé l’ouverture, et de belle manière. Il s’est mis en vol pour devancer un ballon lobé par Olmo, et dans sa chute ou chute, a réussi à faire passer la sphère au fond des buts d’une volée. En sus, le communicant a à son actif sa centième passe décisive en carrière, ce n’est pas rien pour un gamin de dix-huit et demi. Dans la dernière demi-heure de jeu, Flick a glissé dans la danse Balde et Fermín, puis un peu plus tard Bernal et Bardghji. Plus rien ne se passa sur le pré au tableau d’affichage. On pouvait remarquer une différence entre les deux niveaux de jeu. Le premier était un peu mollasson du côté du Barça, le second en revanche on vit émerger du réel potentiel destructeur. Les Catalans ont du talent à revendre pour ne pas avoir à trop se presser. Suffit de titiller les réflexes, l’injection d’adrénaline et PAF, 21 minutes il leur aura suffi pour scamander au bon rythme un trois de but indiscutable face à une défense des plus frileuses et des plus sensibles du pays. Ce qui les replace en tête du classement au Real.

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Les 5 plus grands footballeurs qui n’ont jamais reçu le Ballon d’Or et qui en avaient désespérément envie

Le Ballon d’Or de France Football est considéré comme le prix individuel le plus convoité en football; en contrepartie, son histoire regorge d’amalgames de controverse, de choix politiques et de vrais hold-up.

Environ ces quinze dernières années, tout le monde s’est habitué à voir la domination presque écrasante de Messi et de Ronaldo. Leurs chiffres stratosphériques les ont, littéralement, mis sous l’ombre autres joueurs. On ne peut pas les évacuer non plus, car durant leur temps (et même avant eux), il y existait d’autres joueurs qui avaient cette empreinte magistrale sur le jeu et devaient porter cette étiquette douloureuse pour l’histoire: “Génial, mais sans Ballon d’Or”.

Voici les cinq cas les plus tangibles d’injustice que le prix ait vu se dérouler. 

1 Thierry Henry (France)

Henry prend sa retraite en tant que meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France – uefa.com

Années en lice : 2003, 2004

Vainqueurs : Pavel Nedvěd (2003), Andriy Shevchenko (2004)

Thierry Henry au début des années 2000 est sans conteste le joueur le plus complet de l’histoire de la Premier League, avec son efficacité de sprinteur, sa technique brésilienne et son sang-froid de tueur dans les moments clés.

L’injustice en détail : En 2002/03, Henry réalise l’impensable : 24 buts et 20 passes décisives en Premier League. Ce record d’assists n’a tenu presque 20 ans (jusqu’au génie de Kevin De Bruyne) et il était impossible à égaler. Mais c’est Pavel Nedvěd qui remporta le Ballon d’Or 2003, pour avoir été un acteur de la victoire du Juventus en finale de la Ligue des champions. En 2004, lors de la saison invaincue d’Arsenal ( « The Invincibles »), Thierry Henry qui remporte le titre de meilleur buteur du championnat (30 buts cette saison) ne reçoit pas le graal du meilleur joueur de la saison, qui revient à Andriy Shevchenko, champion d’Italie avec le Milan. Le fait qu’il évoluait alors dans un championnat, la Premier League, un ton en dessous de la Serie A, et qu’il n’avait jamais remporté la Ligue des champions à son niveau, ont coûté à Henry.

2. Andrés Iniesta (Espagne)

Andrés Iniesta figure parmi les plus grands joueurs de tous les temps, selon Petr Čech après la victoire de l’Espagne lors du premier match de l’Euro 2016 – independent.co.uk

Année : 2010.

Vainqueur : Lionel Messi.

L’année 2010 aurait dû être l’année de l’Espagne. La Roja de Vicente del Bosque joue un football référence, elle sort première en phase de groupe, bat le Portugal, l’Argentine et la Hollande pour conquérir sa première Coupe du monde. Le héros du match final ? Andrés Iniesta, but décisif à la 116è minute contre les Pays-Bas.

L’injustice en détail : Historiquement, l’année d’une Coupe du monde, le Ballon d’Or revenait au leader de l’équipe victorieuse (Zidane 1998, Ronaldo 2002, Cannavaro 2006). En 2010, tout a changé, et les voix se sont réparties entre les deux génies espagnols, Iniesta et Xavi. Chacun pris séparément, ils ont moins fait que Lionel Messi. L’Argentin a connu une saison éblouissante en club, a été éliminé dès le quart de finale de la Coupe du Monde, n’ayant pas réussi à marquer un seul but. Dans un billet de France Football publié en 2018, il est écrit en préambule, sur un ton mélancolique, le titre : « Pardon Andrés », pour reconnaître que l’absence de Ballon d’Or pour Andrés Iniesta est une « anomalie douloureuse ».

3. Xavi Hernández (Espagne)

Xavi Hernandez : le maestro espagnol du milieu de terrain de Bengaluru – fcbarcelona.com

Années à l’honneur : 2009–2011

Gagnant : Lionel Messi

Messi était la pointe de la lance de cet immense Barcelone, mais Xavi était la main qui tenait et gouvernait cette lance. Xavi c’est le symbole du « tiki-taka ». Il imposait le tempo, faisait respirer l’espace et le temps.

Le détail de l’infamie : Xavi était troisième au classement durant trois années consécutives (2009, 2010, 2011). Sa faute ? Son travail était trop intelligent, trop sûr de lui pour le grand public. Peu de buts, peu de « dribbles folles » ; il ne brillait pas assez sur les compilations YouTube. À peine 100 passes par match avec un taux de réussite de 95 %. Xavi fut victime d’une époque qui a étalonné les statistiques des attaquants. Sans lui, Messi n’aurait peut-être pas sombré dans l’excès… mais tous les lauriers échus à l’Argentin.

4. Paolo Maldini (Italie)

En hommage à Paolo Maldini, le plus grand défenseur de son époque – thesefootballtimes.co

Années en lice : 1994, 2003

Lauréats : Hristo Stoichkov (1994), Pavel Nedvěd (2003)

Pour un défenseur, être lauréat du Ballon d’Or est quasi impossible (Fabio Cannavaro restant l’exception qui confirme la règle). Mais Paolo Maldini n’a jamais été qu’un défenseur, mais l’aura du football pendant un quart de siècle.

Injustice montrée au détail : en 1994, le Milan met une volée au Barça de Johan Cruyff en finale de la Ligue des champions (4-0), Maldini se montrant impeccable. Puis il accède à la finale de la Coupe du monde 1994 avec l’Italie (défaite aux tirs au but). Pour un défenseur, la grande année… mais le trophée va au Bulgare Stoichkov. En 2003, à 35 ans, Maldini soulève à nouveau la Ligue des champions en capitaine, retrouvant une seconde jeunesse mais ne terminant que troisième au vote. Le meilleur défenseur de tous les temps n’a jamais eu son Ballon d’Or.

5. Robert Lewandowski (Pologne)

L’attaquant du FC Barcelone, Robert Lewandowski, inscrit son premier but de la saison lors de la victoire en Pologne – barcablaugranes.com

Année en lice : 2020

Vainqueur : personne (trophée annulé)

La page la plus récente, et sans doute la plus cynique de l’histoire du Ballon d’Or. En 2019/2020, Robert Lewandowski est une machine : triplé avec le Bayern (Bundesliga, coupe, Ligue des champions) et meilleur buteur des trois compétitions.

L’injustice en détail : France Football décide d’annuler purement et simplement la remise du trophée en raison de la pandémie de Covid-19. Argument jugé peu solide : la saison n’avait pas été « pleine », la Ligue 1 française ayant été stoppée. Sauf que l’intégralité des autres grandes ligues (la France faisant exception) et des coupes d’Europe avaient été achevées. On a littéralement ravi son moment de gloire à Lewandowski. En 2021, il parvient à enchainer et à marquer 41 buts en Bundesliga, mais tout le traitement médiatique sert uniquement Messi (gagnant de la Copa América). Le prix de consolation « Meilleur attaquant » semble d’un pitoyable au moment où Messi et Ronaldo se déchirent une énième fois pour le titre.

Et les autres dans le club des oubliés ?

La liste est longue :

  • Wesley Sneijder (2010) : triplé avec l’Inter + finale de la Coupe du monde et pas un top 3.
  • Franck Ribéry (2013) : à la tête du triplé Bayern, battu par le storytelling Ronaldo/Messi.
  • Gianluigi Buffon (2006) : deuxième derrière Cannavaro, alors que beaucoup le voyaient comme l’âme de la victoire italienne au Mondial.

L’histoire du Ballon d’Or rappelle une chose : ce n’est pas toujours juste. Mais le génie des joueurs de la liste a peu besoin d’une statuette dorée pour exister : ce sont des rois sans couronne dont la patte reste dans l’éternité.