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Euro 2024 : le débat du meilleur joueur entre Yamal, Rodri et les révélations du tournoi

Le débat inexorable concernant le joueur, meilleur de la compétition, d’Eurocalcio 2024 au cœur de l’édition 2024 du Championnat d’Europe des footballeurs qui ont pesé sur la construction du jeu et sur le résultat le plus souvent positif dans l’entre-deux feutré de leurs tirs et de leurs passes, toutes de réelles actions individuelles individualisées localement ici et là selon des motifs variés permettant de rendre le choix d’une difficulté à souhait.
Le jeune joueur espagnol Lamine Yamal, âgé à peine de 17 ans, déjà grande classe dans la nouvelle réévaluation des Euroéquipes, et dans le groupe le plus jeune parfois espère bien plusieurs passes décisives, ses différents débuts ; ses premiers matchs. Au moment où la compétition, éliminations définitives à finir, se rehausse, c’est une belle précision, encore un très beau but à la précocité, celui marqué en demi-finale, surprise par le caractère précoce de son acquisition, son talent et l’impact immédiat de son intégration créant la stupeur du public, tant ne l’est, non observateur que Dani Olmo, milieu de terrain espagnol surtout utile à son équipe. Il y a pas mal de temps remplaçant, joueur capital, dès passe dorée et buteur décisif en matches à élimination. Et a été, on le dit, déterminant dans chacune des victoires des siens.

Découvrez Lamine Yamal, le prodige espagnol de 16 ans qui illumine l’Euro 2024 – independent.co.uk

Rodri, milieu défensif de la Roja, a la poutre du bon jeu du tournoi et du tout le temps. Essentielle par ses performances au long cours, dans un rôle très subtil au niveau de la maîtrise du tempo de l’équipe, elle fut, par ses buts comme celui marqué au cœur du brasier du huitième de finale, un atout qui ne fut pas négligeable notamment au moment où il subit une douloureuse blessure à la finale, mais ne nuisant point à son apport présenté.

Mais la révélation arménienne Georgy Mamardashvili, celant son destin dans ses mains, a réalisé tant de prouesses démirentes pour que son équipe n’ait pas l’accession aux quarts en position molle.

Ses coéquipiers du fond des filets aux faisceaux de passes précises comme le préformé Fabián Ruiz, le néerlandais Cody Gakpo ont également pu déployer leurs savoir-faire respectifs à faire évoluer leurs générations, des enfants comme Jamal Musiala, Jude Bellingham, Harry Kane, Kevin De Bruyne ont travaillé à promouvoir des affinités à développer un football artiste, imaginatif et talentueux devant les yeux éblouis du public.

Qu’est-ce qui explique les difficultés de Bellingham avec l’Angleterre à l’Euro 2024 ? – espn.com

En définitive, cet Euro 2024 se veut attaché autant aux retrouvailles productives entre individus au service de leurs coéquipiers, savant à minimiser l’ardeur de l’individualisme, à remettre la compétition sur un bon plan puisque, sans trop jurer, tout fut mis en œuvre pour faire vivre aux spectateurs en émoi des évènements d’un football vivant, fait de joie collective, pour que la désignation du meilleur ne fut tant plus en débat au bras du lourd tâche de l’arbitrage.

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On l’attendait depuis un certain temps, c’est désormais fait : Manchester City a enfin remporté un match de Premier League, gagnant 2-0 contre Wolverhampton, dernier du classement, à l’occasion de la 23e journée du championnat.

Au terme d’un match solide et serein, l’équipe de Pep Guardiola a retrouvé le goût de la victoire à l’Etihad Stadium après un enchaînement de matches sans victoire. D’entrée de match, les Citizens prennent le dessus. Marmoush, le numéro, 9, a saisi l’opportunité d’un très bel enchaînement pour marquer un but salvateur au sortir d’une série qui a marqué le flou de l’absenteisme et de la continuité. Ce bon départ a permis à Manchester City de jouer le match en dominant le jeu. Peu avant la pause, le score se creuse encore. Dans le temps additionnel de la première période, Semenyo a conclu une action collective parfaitement menée, pour rester en tête à la pause, précisément, mais surtout, avec un but d’avance, puisque deux réalisations séparaient alors City de Wolverhampton. Avec un but d’écart en faveur de Manchester City, d’un but les joueurs ont passé la seconde période dans une configuration de jeu plutôt favorable.

Semenyo inscrit son premier but en Premier League pour son nouveau club : Manchester City s’impose facilement face à Wolverhampton – cedirates.com

À noter, la titularisation d’êrlîng Haaland n’était pas à l’ordre du jour, l’attaquant norvégien en panne de réussite a démarré sur le banc tandis que ses coéquipiers de l’attaque en ont profité pour faire bouger le jeu. Ce qui s’est concrétisé et a fait tourner la rencontre quant à la physionomie plus mobile et plus variée de ses approches.

La deuxième période aura été plus tranquille, les joueurs de Manchester City gérant le temps en anticipant une approche plutôt sécurisante sans prendre de risque, Wolverhampton aussi en tentant de réagir mais au prix d’un jeu bloqué face à une bonne défense et à la force du pressant adversaire. Un épisode d’arbitrage vidéo, discuté sans impact au tableau d’indicateurs final.

Manchester City reste en bonne voie pour réaliser un quadruplé historique, que Pep Guardiola l’admette ou non – cnn.com

Ainsi Manchester City met fin à une série délicate de son début de saison, et la propulse à la première place, Wolverhampton, lui, continue de stagner dans la zone rouge.

Rassurants, les champions en titre s’installent dans cet état espérant faire fructifier à leur profit à présent, une période plus favorable, dorénavant.

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Le transfert de Douglas Costa à Chievo Verona fait partie des affaires les plus inattendues de ce mercato hivernal.

Le Brésilien a 35 ans, c’est sûr, il n’est pas exactement au sommet de sa carrière, mais il est bien un joueur ayant joué des dizaines de matchs de Ligue des champions et il est difficile d’accepter qu’il signe dans un club de quatrième division en Italie.

Du Bayern Munich à la Juventus, Douglas Costa rejoint le Chievo en Serie D – telegrafi.com

On sait évidemment que Douglas Costa a eu des carrières dans de très grands clubs tels que le Chakhtior Donetsk, le Bayern Munich ou la Juventus. Il a en tout connu de nombreux titres nationaux en Ukraine, Allemagne ou Italie, ayant remporté plus de deux dizaines de trophées. S’y ajoutent plus d’une trentaine de sélections en équipe nationale brésilienne qui montrent bien sa notoriété d’antan à l’international. Suite à son départ de la Juventus en 2023, l’ailier brésilien a effectué un passage aux États-Unis avec le LA Galaxy avant de retourner au pays à Fluminense. Avec le club de Rio, il a remporté la Recopa Sudamericana, prouvant qu’il était encore capable d’apporter du poids à son équipe malgré une carrière plutôt avancée. Été 2024 : coup de théâtre, Costa signe en Australie avec le Sydney FC. Son passage y est plutôt bref puisqu’il quitte le club à l’automne 2025 dans un contexte extra-sportif compliqué, face à des problèmes judiciaires d’ordre personnel. Le club australien et le joueur mettent un terme à leur collaboration d’un commun accord malgré des statistiques honorables. L’intérêt que suscite le choix du club de Chievo Verona repose aussi sur l’histoire particulière de celui-ci. L’équipe, longtemps présentée comme un emblème du football provincial italien, avait réussi à se faire une petite place en Serie A au début des années 2000, en obtenant plusieurs classements notables, voire une qualification européenne indirecte. Mais des problèmes de finances ont mené à la disparition du club historique qui a été rayé des tablettes en raison de sanctions administratives.

Le projet de renaissance a pu s’appuyer sur l’ex-capitaine Sergio Pellisier. En redémarrant du niveau amateur dépossédé de son ancienne structure, le nom du club a, au fur et à mesure, pu retrouver son identité, avant de recouvrer officiellement le nom et les droits du Chievo Verona. Aujourd’hui, l’équipe est en Serie D et vise un retour le plus rapide possible en professionnel.
Le président actuel Pietro Laterza est aussi impliqué dans le club d’Al-Ittifaq, ce qui explique un projet à moyen terme, où l’objectif est que Douglas Costa termine sa saison en Italie et contribue à la fois sportivement et symboliquement au Chievo, avant de rallier le championnat du Golfe où évolue déjà Mario Balotelli.

L’histoire du maillot du Chievo Vérone – nss-sports.com

Les dirigeants estiment qu’un joueur du rang de Costa peut apporter non seulement une valeur ajoutée sur le plan sportif, mais aussi du bon à un club redevenu pour l’instant méconnu du grand public au sortir d’une période de reconstruction. Costa, pour sa part, cherchait un challenge et se sentait motivé par l’idée de participer au processus de renaissance d’un club historique, même s’il est en dehors des projecteurs habituels.

À 35 ans, l’ailier international brésilien se retrouve dans un registre complètement différent, au sein d’un championnat amateur particulièrement dense, tout en ayant comme seul objectif de retrouver le plaisir de jouer et préparer la suite de sa carrière. Une initiative risquée mais en phase avec un projet de reconstruction à long terme vers un retour progressif au haut niveau pour le Chievo.

GOAL

L’avenir de « Real », l’espoir d’« Ajax » et le jeune Stanković. Comment évolue la carrière des enfants des top-joueurs ?

Les fils de Buffon, Ibrahimović et d’autres stars du football se lancent petit à petit dans leur propre voie, indépendamment de leurs parents. Mais ça ne marche pas pour tout le monde.

Les stars du football restent des stars même après la fin de leur carrière. Elles attirent l’attention en tant qu’experts à la télévision ou dans des postes sportifs. C’est agréable de voir parfois des noms familiers : que de souvenirs reviennent instantanément en tête ! Le voilà, le « dribble d’Arbeloa » des années 2010, qui dirige désormais le Real Madrid.

Parfois, les enfants poursuivent l’histoire de leurs pères. Le père Schmeichel et son fils remportent la Premier League. De véritables dynasties comme Simeone, Weah ou Thuram. Rarement, mais parfois, les enfants atteignent le niveau de leurs ancêtres. Récemment, le fils de Robin van Persie — Shaqueel — a marqué ses premiers buts professionnels pour Feyenoord.

Cet article est l’occasion de rappeler de nouveaux noms (c’est-à-dire sans les fils de Zidane et consorts) : quels sont les descendants des légendes du football qui percent dans le grand monde du foot ?

Fils de Zlatan Ibrahimović — Maximilian Ibrahimović, « Ajax »

Le fils de Zlatan Ibrahimovic est prêté à l’Ajax –  sempremilan.com

L’attaquant de l’équipe réserve de Milan a fait beaucoup parler de lui dans les médias récemment — il a rejoint l’Ajax en prêt (avec option d’achat). Il a pris le numéro 27, a posé en photo avec son père et a assurément fait nostalgie aux fans de football plus âgés. Maxi a 19 ans, il joue ailier ou attaquant en soutien, moins grand que son père. Mais plus mobile.

Cette saison, Ibrahimović jouait pour Milan Futuro (l’équipe U23) et a même été emmené avec l’équipe première pour la Supercoupe d’Italie. Il y a des photos avec Modrić sur le banc. Il a réalisé 5 buts + 4 passes décisives pour la réserve. Après son départ aux Pays-Bas, un deuxième Ibrahimović reste à Milan — Vincent, qui évolue avec les moins de 18 ans.

Fils de Gianluigi Buffon — Louis Buffon, « Pise »

Gianluigi Buffon’s son, 17, gets first international call-up – but it’s NOT for Italy… and he could make debut against England next month! – goal.com

Les déclarations de Gigi Buffon sur son fils sont plutôt sévères. « Il n’a encore rien accompli. » « Il n’a que 0,5 % de chances de devenir footballeur. » « Tout arrive trop vite, et ce n’est pas bon pour lui. »

Il ne lui fait aucun cadeau. La dernière citation citée concernait ses débuts récents en Serie A : il est entré en jeu pour Pise pendant 10 minutes, exactement 30 ans après son père. Il joue avant-centre et, au moment de la rédaction de cet article, il a accumulé 51 minutes avec l’équipe première. Pour l’instant, il joue plus souvent avec la réserve, il est international U17 tchèque et a même enchaîné plusieurs hat-tricks en qualifications pour l’Euro U17.

Il a commencé sa carrière à l’académie de la Juventus, son deuxième prénom Thomas lui vient de l’idole de Gigi — Thomas N’Kono, le gardien camerounais imposant des années 80.

Louis Buffon sur ses premiers pas dans le football :  

« Quand je jouais et que les premiers compliments arrivaient, maman et papa me rappelaient les 10 membres de ma famille qui avaient déjà porté le maillot de diverses sélections nationales, donc je ne faisais rien d’extraordinaire. Ça m’a beaucoup aidé. »

Fils de Marcelo — Enzo Alves, « Real » U18 / Castilla

Real Madrid legend Marcelo’s son Enzo Alves rejects Brazil international allegiance for fresh opportunity –  goal.com

Quand on a demandé à Marcelo, dans une interview récente, quel bon dribbleur il connaissait, le Brésilien a mentionné un joueur de l’équipe de jeunes du Real — et pas son fils. « Dans le Juvenil A, il y a un joueur qui s’appelle Gabri. Il est top, j’aime beaucoup. Il va sûrement intégrer l’équipe première, car son dribble est incroyable. »

Pourtant, Enzo Alves — l’attaquant de 16 ans de l’équipe de jeunes et fils de Marcelo — a aussi de bonnes chances de briller dans les années à venir. Il a hérité de son père un excellent contrôle de balle et une bonne frappe, il progresse bien dans les catégories de jeunes — plus de 100 buts marqués ! Il a débuté avec les U19 sous les yeux de son père : entré en jeu, il a offert une passe décisive spectaculaire du talon en quelques minutes. En novembre, il a débuté en Youth League, il porte le numéro 9 et le brassard de capitaine avec l’Espagne U17, avec 7 buts en 12 derniers matchs. Il a récemment signé son premier contrat professionnel avec le Real.

Fils de Patrick Kluivert — Shane Kluivert, « Barcelone »

Runs in the family Patrick Kluivert’s nine-year-old son Shane signs for his dad’s former club Barcelona – barcablaugranes.com

Patrick a quasiment formé une mini-équipe de foot — trois fils footballeurs. Et les trois mènent une carrière plutôt réussie. Un succès marquant a eu lieu cet automne : le 1er octobre, Shane Kluivert a marqué pour Barcelone en Youth League, le 2 octobre Ruben Kluivert a scoré pour Lyon en Ligue Europa, le 3 octobre Justin Kluivert a inscrit un but pour Bournemouth en Premier League.

Shane, le plus jeune, fait encore ses premiers pas. À neuf ans, il a signé avec Nike et est passé de l’académie du PSG à celle du Barça — un début prometteur ! Aujourd’hui âgé de 18 ans, il joue ailier gauche, il a déjà disputé 10 matchs avec le Barça Atlètic en quatrième division espagnole. Il y a quelques années, il tenait une chaîne YouTube où il donnait des conseils… de cuisine ! C’est resté un hobby, mais les vidéos ne sont plus disponibles.

Le nom de Shane n’est pas encore le plus en vue parmi les grands talents du Barça — à son poste, on parle plus de Tunkara ou Sama Nomoko. Mais d’une part, ça n’enlève rien à son talent. D’autre part, c’est peut-être mieux ainsi — pourquoi plus de pression ? Ça n’a pas aidé son frère Justin.

Fils de Ronaldinho — João Mendes, « Hull City » U21

João risque de rester bloqué au niveau jeunesse. Ou de passer au niveau supérieur mais loin des grands clubs. Regardez : à 14 ans, il rejoint Cruzeiro, puis l’académie du Barça. Là aussi, une histoire : les Catalans ont longtemps hésité, ont organisé un match amical juste pour le fils de Ronaldinho, mais l’ont finalement pris.

Pourtant, un an plus tard, il est parti à Burnley. Là, cinq apparitions avec la réserve et quelques actions décisives, mais cet été il a atterri à la réserve de Hull City, et depuis — seulement 68 minutes avec les U21.

João a 20 ans, il joue en attaque, il rappelle un peu son père de loin, mais sa carrière ne décolle pas vraiment pour l’instant. À suivre.

Fils de Dejan Stanković — Aleksandar Stanković, « Club Bruges »

Le plus réussi de cette sélection : Aleksandar, à 20 ans, a déjà joué pour l’Inter, Club Bruges et la Serbie, et a même été nominé pour le Golden Boy. L’un des trois fils de l’ex-entraîneur du Spartak Dejan Stanković.

Aleksandar Stanković sur son premier but en sélection serbe :  

« Un sentiment indescriptible. J’en rêvais depuis l’enfance, quand je regardais mon père jouer pour l’équipe nationale. Je rêvais de ce but. »

Cet été, Club Bruges l’a acheté 9,5 millions d’euros. Cette saison, il a dépassé les 2000 minutes toutes compétitions confondues, il a déjà marqué en Ligue des champions, et il est désormais suivi par Dortmund, Leverkusen, Tottenham et Arsenal. Un milieu défensif très prometteur.

Fils de Samuel Eto’o — Étienne Eto’o, « Mirandés »

L’attaquant camerounais de 23 ans, gabarit imposant — 191 cm. Cet été, il a rejoint Mirandés en prêt, club actuellement dernier de Segunda. Avant Mirandés, il a joué en adulte dans plusieurs clubs espagnols de divisions inférieures, il appartient à Rayo Vallecano. Cette saison — 251 minutes, dont 120 en match de Coupe d’Espagne contre une équipe de quatrième division. Ces derniers jours, la presse parle d’un possible transfert hivernal à Villarreal B, et en décembre plusieurs sources mentionnaient l’intérêt de Barcelone Atlètic.

Une anecdote amusante en 2019 : il n’a pas pu participer à la Coupe du monde U17 car un décret du président du Cameroun interdisait de jouer en sélection de jeunes si on évoluait en club à l’étranger.

Sa carrière n’est pas encore flamboyante. Son père continue de croire en lui et, en tant que président de la Fédération camerounaise, il insiste pour qu’il joue pour son pays natal :

Samuel Eto’o sur son fils :  

« Mon fils dit toujours : “Papa, je veux continuer ton héritage footballistique.” Et je lui ai répondu : “C’est un grand rêve, et je suis fier de toi. Mais si tu veux vraiment suivre mes traces, tu dois jouer pour le Cameroun. Il faut beaucoup travailler, car je n’ai jamais rien obtenu en étant paresseux. Tout ce que les gens savent de moi, je l’ai construit grâce au Cameroun. Donc, si tu veux me ressembler, joue pour ton pays, le Cameroun est ta vraie maison.” »

Qui arrive encore ?

  • Cristiano Ronaldo Jr : appelé en sélection portugaise U15, joue dans les équipes de jeunes d’Al-Nassr ;
  • Kai Rooney — fils de Wayne Rooney : évolue avec Manchester United U18 en tant qu’ailier;
  • Robinho Júnior : a joué avec Santos aux côtés de Neymar et, selon la star brésilienne elle-même, a un gros potentiel ;
  • Reagan Heskey — fils d’Emile Heskey : joue avec la réserve de Manchester City en tant qu’ailier et rappelle Jadon Sancho.
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La France ne boycottera pas la Coupe du monde de football, comme l’a annoncé la ministre des Sports, Marina Ferrari, dans le contexte des États-Unis.

Les enjeux autour de la prochaine Coupe du monde de football 2026, qui se déroule pour la première fois dans trois pays (États-Unis, Mexique, Canada), sont vifs, la ministre des Sports, Marina Ferrari, ayant officiellement déclaré que l’équipe de France ne boycottera pas l’événement malgré des appels de personnalités politiques et la colère sourde des supporters, ce qui fait sens dans un monde de plus en plus politisé autour du plus grand événement de football du monde.

Ce sujet a gagné une certaine ampleur après que le média Roya News a rapporté une annulation massive de billets, 17 000 supporters ayant renoncé, en une nuit, à assister aux matchs de la Coupe du monde. À la suite de cette décision de boycotter le tournoi, les révélations sur les politiques étrangères des États-Unis, notamment sous l’ère Trump qui ont indigné à maints égards nos parlementaires au sein de l’hémicycle. Le député de la France insoumise Éric Coquerel a même proposé que la Coupe du monde de football soit exclusivement accueillie par le Mexique et le Canada, faisant le reproche aux États-Unis d’avoir une attitude plutôt militante avec leurs voisins tout en méprisant le droit international.

Mais pour le ministère en charge, la position officielle ne bouge pas de l’une iota. Dans une interview accordée à RMC Sport, Marina Ferrari a déclaré :

« À ce stade, il n’y a aucune volonté de boycott de la part de notre ministère pour cette grande compétition. Mais je ne suis pas en mesure de porter un jugement sur le futur. »

La ministre a en outre insisté sur le besoin de détacher le sport de toute forme de politique :

“J’ai entendu des prises de position en provenance de certains bords politiques. Je souligne qu’il convient de séparer le sport et les compétitions de la politique dans le cadre de la compétition dans le sport universel, au moment où la Coupe du Monde des hommes de football représente un moment essentiel dans le cœur de tous les amateurs de sport ».

Politique et sport : où tracer une frontière ?

Le président de la Fédération française de football : « La politique ne doit pas se mêler au sport » face aux appels au boycott de la Coupe du monde – m.elbotola.com

La question légitime de la possibilité d’un boycott politique des compétitions sportives ne date pas d’hier dans l’univers du football. La plupart des pages de l’histoire du sport ont été marquées par des refus, de pays de participer aux grandes compétitions. Les mouvements de boycott ont suffisamment souvent créé des controverses pour avoir divisé, le plus souvent, supporters et athlètes. Concernant la Coupe du monde 2026, la problématique est d’autant plus délicate que le tournoi aura lieu, pour la première fois, dans trois pays, et que la principale partie des matchs (78 sur 104, dont les demi-finales et la finale) se disputera aux États-Unis.

Pour la France, qui se place parmi les références mondiales en football et récente vice-championne du monde, sa participation ne saurait donc être seulement sportive, elle serait aussi symbolique et refuser le Mondial serait ainsi désastreux en détruisant l’image de l’équipe tout en privant des millions de supporters d’une fête du foot tant espérée. En outre, ce type de décision pourrait engendrer des tensions au sein des instances sportives internationales et modifier l’équilibre des forces dans le football international.

Contexte et avenir

Nouveau gouvernement : qui est Marina Ferrari, nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative ? – leparisien.fr

La Coupe du monde de football 2026 pourrait être la plus étendue de l’histoire : pour la première fois, 48 équipes sont engagées pour les 104 matchs de la phase finale. Pour certaines sélections, dont la France, il s’agit d’une opportunité de participer à la lutte pour le titre, tout en cherchant à améliorer leur position conformément à leur statut dans le football mondial. Malgré des tensions politiques, la majorité des fédérations nationales, à ce jour, n’a pas exprimé d’intention de boycotter le tournoi, la FIFA appelant, traditionnellement, à la neutralité et à l’unité autour du sport.

Ainsi, malgré les tensions politiques et les appels au boycott, la France affirme sa volonté de participer à la Coupe du monde. Espérons que le football, comme par le passé, saura rassembler des millions d’individus à l’échelle planétaire et que les véritables héros du tournoi resteront les joueurs, plutôt que les responsables politiques.

Quand et où se déroulera la Coupe du monde 2026

La FIFA étend à nouveau la Coupe du monde masculine 2026 pour créer un programme de 104 matchs – heglobeandmail.com

Rappelons que la Coupe du monde de football sera programmée à partir du 11 et jusqu’au 19 juillet 2026. La majorité des matchs, en particulier ceux des phases finales, se dérouleront dans des stades situés aux États-Unis, et dans plusieurs villes mexicaines et canadiennes. Le tournoi s’annonce d’ores et déjà record quant à ses participants, mais également à son audience, et pourrait devenir l’événement le plus commenté de l’histoire du sport planétaire.

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Yamal a émerveillé le FC Barcelone. Il a embelli la cible d’un tir plongeant.

Sur sa 100e passe décisive en carrière, lors de ce match contre Oviedo, Lamine marque.

Le Real Madrid a battu Villarreal hier et a temporairement pris la tête du classement. Pour le retrouver au premier plan, le FC Barcelone se devait de battre la lanterne rouge de la Liga, qui en 20 journées avait seulement marqué 11 points. Alors qu’en 21 journées, il n’en est toujours qu’à 11 arrêts. Mais le nombre des buts pris, lui, avait bien crû. Même si le prétendant ne s’est jusqu’à présent que peu reconnu en second temps.

FC Barcelona 3-0 Oviedo: Perfect storm  – fcbarcelona.com

Cancelo titularisé pour la première fois depuis son retour en Catalogne. Les réalisateurs espagnols à l’origine de la retransmission, s’y prenant mal, présentent non les compositions mais une silhouette noire mozambicaine de ce Portugais (proche du style des jeux vidéo anciens, comme si ce personnage n’était pas à ce moment-là débloqué en jouant), sur un flanc gauche inhabituel pour lui, le flanc droit étant lui occupé par Eric Garcia puisque Koundé est absent. Suivant les blessures et les non disponibilités de Pedri et Ferran, Casadó et Lewandowski jouent.

Three takeaways from Barcelona 3-0 Real Oviedo | La Liga MD21 –  barcauniversal.com

Oviedo commence avec une énorme intensité qui met le Barça en difficulté avec un pressing très haut, beaucoup de duels ayant déjà été engagés amenant Martin a récolté un carton. Vingt minutes, les deux équipes à 9 fautes et 17 à la pause. Tandis que les occasions dangereuses se font rares. Il aurait été agréable de prévenir les amateurs de paris sur la ligne de total de buts avant de nous plonger dans le vif du sujet avec un total pourtant faible de 0,1 but attendu cumulé disponible après près d’un tiers de la rencontre.

De l’absence d’idées dans un milieu où Pedri, Barcelone, aurait sans doute mieux valu de ne pas être sur le terrain, le Barça a souffert horriblement de difficultés créatives s’avérant à la pause telles qu’il n’a fallu compter que le temps additionnel en fin de période pour qu’on ait au moins sur une tête envoyée par Raphinha, d’une volée au premier poteau, une occasion réellement cadrée a permis à Escandell de faire le nécessaire. Et encore les ailes, offensives aussi, ne l’étaient guère.

El Real Oviedo está en buenas manos – nekodeportes.com

Ce premier acte a eu son sommet avec l’arbitre Munuera faisant un peu flou quant à la procédure qu’il s’était fixé, quand Escandell tenait le ballon dans sa surface, le jugeant, l’arbitre, hors de sa surface !! Le gardien d’Oviedo, foudroyé par une telle erreur, a reçu un carton jaune. Au retour des vestiaires, Hans-Dieter Flick a effectué un remplacement en faisant entrer Koundé à la place de Martin, Garcia réintégrant l’axe de la défense. Rappelons que par la suite, tous les membres de l’équipe, sur le terrain, ont retrouvé leur bon niveau, car la véritable démonstration allait avoir début. Dès la 51e minute, le pressing fort a permis de débloquer le compteur. Juste devant sa surface, Yamal s’est intercalé opportunément pour astreindre Colombatto à une relance avortée. Raphinha a donc conduit cette relance mettant Lamine à tous les coups dans les conditions de faire un caviar pour la finition d’Olmo.

Escandell lidera el ranking de paradas en LaLiga: más del triple que Courtois – flashscore.es

Cinq minutes plus tard, il a fait tout seul. Costa remettant très mollement un ballon à Escandell fut opportunément intercepté par le Brésilien. En un face à face, au terme d’un lob majestueux, Oviedo se cisaille. Contre le Barça, on ne peut pas relancer aussi mal le ballon, dans sa propre zone. Raphinha Rafael Dias Belloli nous a donné ses impressions. Yamal, qui avait à cœur de marquer, a tenté sa chance. El chapas a combiné à deux avec Olmo, accéléra grâce à ses dribbles diablement efficaces pour écarter Colombatto avant de pénétrer dans la surface pour frapper enroulé au ras du poteau opposé. Mais Escandell a eu la bonne idée de se projeter devant son tir. Ce n’était pas vain pour autant puisque Lamine a finalement trouvé l’ouverture, et de belle manière. Il s’est mis en vol pour devancer un ballon lobé par Olmo, et dans sa chute ou chute, a réussi à faire passer la sphère au fond des buts d’une volée. En sus, le communicant a à son actif sa centième passe décisive en carrière, ce n’est pas rien pour un gamin de dix-huit et demi. Dans la dernière demi-heure de jeu, Flick a glissé dans la danse Balde et Fermín, puis un peu plus tard Bernal et Bardghji. Plus rien ne se passa sur le pré au tableau d’affichage. On pouvait remarquer une différence entre les deux niveaux de jeu. Le premier était un peu mollasson du côté du Barça, le second en revanche on vit émerger du réel potentiel destructeur. Les Catalans ont du talent à revendre pour ne pas avoir à trop se presser. Suffit de titiller les réflexes, l’injection d’adrénaline et PAF, 21 minutes il leur aura suffi pour scamander au bon rythme un trois de but indiscutable face à une défense des plus frileuses et des plus sensibles du pays. Ce qui les replace en tête du classement au Real.

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Les 5 plus grands footballeurs qui n’ont jamais reçu le Ballon d’Or et qui en avaient désespérément envie

Le Ballon d’Or de France Football est considéré comme le prix individuel le plus convoité en football; en contrepartie, son histoire regorge d’amalgames de controverse, de choix politiques et de vrais hold-up.

Environ ces quinze dernières années, tout le monde s’est habitué à voir la domination presque écrasante de Messi et de Ronaldo. Leurs chiffres stratosphériques les ont, littéralement, mis sous l’ombre autres joueurs. On ne peut pas les évacuer non plus, car durant leur temps (et même avant eux), il y existait d’autres joueurs qui avaient cette empreinte magistrale sur le jeu et devaient porter cette étiquette douloureuse pour l’histoire: “Génial, mais sans Ballon d’Or”.

Voici les cinq cas les plus tangibles d’injustice que le prix ait vu se dérouler. 

1 Thierry Henry (France)

Henry prend sa retraite en tant que meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France – uefa.com

Années en lice : 2003, 2004

Vainqueurs : Pavel Nedvěd (2003), Andriy Shevchenko (2004)

Thierry Henry au début des années 2000 est sans conteste le joueur le plus complet de l’histoire de la Premier League, avec son efficacité de sprinteur, sa technique brésilienne et son sang-froid de tueur dans les moments clés.

L’injustice en détail : En 2002/03, Henry réalise l’impensable : 24 buts et 20 passes décisives en Premier League. Ce record d’assists n’a tenu presque 20 ans (jusqu’au génie de Kevin De Bruyne) et il était impossible à égaler. Mais c’est Pavel Nedvěd qui remporta le Ballon d’Or 2003, pour avoir été un acteur de la victoire du Juventus en finale de la Ligue des champions. En 2004, lors de la saison invaincue d’Arsenal ( « The Invincibles »), Thierry Henry qui remporte le titre de meilleur buteur du championnat (30 buts cette saison) ne reçoit pas le graal du meilleur joueur de la saison, qui revient à Andriy Shevchenko, champion d’Italie avec le Milan. Le fait qu’il évoluait alors dans un championnat, la Premier League, un ton en dessous de la Serie A, et qu’il n’avait jamais remporté la Ligue des champions à son niveau, ont coûté à Henry.

2. Andrés Iniesta (Espagne)

Andrés Iniesta figure parmi les plus grands joueurs de tous les temps, selon Petr Čech après la victoire de l’Espagne lors du premier match de l’Euro 2016 – independent.co.uk

Année : 2010.

Vainqueur : Lionel Messi.

L’année 2010 aurait dû être l’année de l’Espagne. La Roja de Vicente del Bosque joue un football référence, elle sort première en phase de groupe, bat le Portugal, l’Argentine et la Hollande pour conquérir sa première Coupe du monde. Le héros du match final ? Andrés Iniesta, but décisif à la 116è minute contre les Pays-Bas.

L’injustice en détail : Historiquement, l’année d’une Coupe du monde, le Ballon d’Or revenait au leader de l’équipe victorieuse (Zidane 1998, Ronaldo 2002, Cannavaro 2006). En 2010, tout a changé, et les voix se sont réparties entre les deux génies espagnols, Iniesta et Xavi. Chacun pris séparément, ils ont moins fait que Lionel Messi. L’Argentin a connu une saison éblouissante en club, a été éliminé dès le quart de finale de la Coupe du Monde, n’ayant pas réussi à marquer un seul but. Dans un billet de France Football publié en 2018, il est écrit en préambule, sur un ton mélancolique, le titre : « Pardon Andrés », pour reconnaître que l’absence de Ballon d’Or pour Andrés Iniesta est une « anomalie douloureuse ».

3. Xavi Hernández (Espagne)

Xavi Hernandez : le maestro espagnol du milieu de terrain de Bengaluru – fcbarcelona.com

Années à l’honneur : 2009–2011

Gagnant : Lionel Messi

Messi était la pointe de la lance de cet immense Barcelone, mais Xavi était la main qui tenait et gouvernait cette lance. Xavi c’est le symbole du « tiki-taka ». Il imposait le tempo, faisait respirer l’espace et le temps.

Le détail de l’infamie : Xavi était troisième au classement durant trois années consécutives (2009, 2010, 2011). Sa faute ? Son travail était trop intelligent, trop sûr de lui pour le grand public. Peu de buts, peu de « dribbles folles » ; il ne brillait pas assez sur les compilations YouTube. À peine 100 passes par match avec un taux de réussite de 95 %. Xavi fut victime d’une époque qui a étalonné les statistiques des attaquants. Sans lui, Messi n’aurait peut-être pas sombré dans l’excès… mais tous les lauriers échus à l’Argentin.

4. Paolo Maldini (Italie)

En hommage à Paolo Maldini, le plus grand défenseur de son époque – thesefootballtimes.co

Années en lice : 1994, 2003

Lauréats : Hristo Stoichkov (1994), Pavel Nedvěd (2003)

Pour un défenseur, être lauréat du Ballon d’Or est quasi impossible (Fabio Cannavaro restant l’exception qui confirme la règle). Mais Paolo Maldini n’a jamais été qu’un défenseur, mais l’aura du football pendant un quart de siècle.

Injustice montrée au détail : en 1994, le Milan met une volée au Barça de Johan Cruyff en finale de la Ligue des champions (4-0), Maldini se montrant impeccable. Puis il accède à la finale de la Coupe du monde 1994 avec l’Italie (défaite aux tirs au but). Pour un défenseur, la grande année… mais le trophée va au Bulgare Stoichkov. En 2003, à 35 ans, Maldini soulève à nouveau la Ligue des champions en capitaine, retrouvant une seconde jeunesse mais ne terminant que troisième au vote. Le meilleur défenseur de tous les temps n’a jamais eu son Ballon d’Or.

5. Robert Lewandowski (Pologne)

L’attaquant du FC Barcelone, Robert Lewandowski, inscrit son premier but de la saison lors de la victoire en Pologne – barcablaugranes.com

Année en lice : 2020

Vainqueur : personne (trophée annulé)

La page la plus récente, et sans doute la plus cynique de l’histoire du Ballon d’Or. En 2019/2020, Robert Lewandowski est une machine : triplé avec le Bayern (Bundesliga, coupe, Ligue des champions) et meilleur buteur des trois compétitions.

L’injustice en détail : France Football décide d’annuler purement et simplement la remise du trophée en raison de la pandémie de Covid-19. Argument jugé peu solide : la saison n’avait pas été « pleine », la Ligue 1 française ayant été stoppée. Sauf que l’intégralité des autres grandes ligues (la France faisant exception) et des coupes d’Europe avaient été achevées. On a littéralement ravi son moment de gloire à Lewandowski. En 2021, il parvient à enchainer et à marquer 41 buts en Bundesliga, mais tout le traitement médiatique sert uniquement Messi (gagnant de la Copa América). Le prix de consolation « Meilleur attaquant » semble d’un pitoyable au moment où Messi et Ronaldo se déchirent une énième fois pour le titre.

Et les autres dans le club des oubliés ?

La liste est longue :

  • Wesley Sneijder (2010) : triplé avec l’Inter + finale de la Coupe du monde et pas un top 3.
  • Franck Ribéry (2013) : à la tête du triplé Bayern, battu par le storytelling Ronaldo/Messi.
  • Gianluigi Buffon (2006) : deuxième derrière Cannavaro, alors que beaucoup le voyaient comme l’âme de la victoire italienne au Mondial.

L’histoire du Ballon d’Or rappelle une chose : ce n’est pas toujours juste. Mais le génie des joueurs de la liste a peu besoin d’une statuette dorée pour exister : ce sont des rois sans couronne dont la patte reste dans l’éternité.